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La crise de l’énergie pousse les propriétaires de piscines vers le chauffage sans énergie fossile
La température extérieure est un facteur déterminant pour le rendement d’une pompe à chaleur.

La crise de l’énergie pousse les propriétaires de piscines vers le chauffage sans énergie fossile

Malgré les étés chauds et secs de ces dernières années, nager sans chauffer sa piscine reste plutôt l’exception dans notre plat pays. Ceux qui souhaitent se baigner plus souvent que les jours les plus chauds de l’année optent toujours pour une piscine extérieure chauffée. Cependant, la façon de chauffer le grand volume d’eau a connu une évolution considérable au cours des dernières années. La récente crise énergétique n’a fait qu’accentuer cette évolution.  

Le soleil est une source d’énergie intéressante. En effet, nous nageons surtout par temps ensoleillé. (Photo : HRS Pool & Technical Equipment)

Comme une maison, une piscine peut être chauffée de différentes manières. La taille de la piscine (plus précisément le volume d’eau), la température souhaitée, le nombre de baignades et la durée prévue de la saison de baignade déterminent, entre autres, les solutions envisageables et la puissance nécessaire. Cependant, pour l’utilisateur, il s’agit avant tout de confort, de consommation d’énergie et de tranquillité d’esprit.

Les personnes qui souhaitent se baigner toute l’année opteront pour une pompe à chaleur conçue pour être utilisée à des températures plus basses. (Photo : Digipool).

La consommation stimule également le marché du remplacement

Alors que dans le passé, les piscines étaient principalement chauffées au moyen d’un échangeur de chaleur relié à la chaudière à gaz ou à mazout, la tendance pour les nouvelles piscines est depuis un certain temps déjà aux solutions utilisant peu ou pas du tout d’énergie fossile. Toutefois, bien plus que des considérations purement écologiques, c’est surtout l’aspect financier qui est à l’origine de cette tendance. Si le chauffage d’une piscine au gaz, au mazout ou même avec un échangeur de chaleur tout électrique offre un confort exceptionnel (la température de l’eau peut être augmentée de 10 °C en une seule journée), la consommation est particulièrement élevée, entraînant une augmentation importante des coûts énergétiques. 

Compte tenu de l’exubérance des prix du gaz et de l’électricité l’année dernière, il n’est pas surprenant que les propriétaires de piscines existantes soient de plus en plus préoccupés par leur consommation. Ils commencent donc eux aussi à chercher des solutions de chauffage alternatives. C’est principalement sur ce marché du remplacement que réside aujourd’hui le grand défi, mais aussi le grand potentiel, des constructeurs de piscines.

Certaines pompes à chaleur sont dotées d’une connexion au réseau intelligent qui permet d’adapter la consommation à la production photovoltaïque. (Photo : Digipool)

La pompe à chaleur : une norme qui évolue rapidement

Si l’on privilégie le rendement et la consommation, on opte presque par définition pour la pompe à chaleur. En effet, en extrayant la chaleur de l’air extérieur et en la restituant à l’eau de la piscine, une pompe à chaleur peut fournir plus d’énergie (sous forme de chaleur) qu’elle n’en consomme électriquement. Ces dernières années, la pompe à chaleur est donc devenue la norme en matière de chauffage des piscines. Le fait qu’une pompe à chaleur soit un chauffage lent et qu’il faille donc plus de temps (facilement plusieurs jours en début de saison) pour mettre l’eau à température que, par exemple, un chauffage au gaz est une chose que la plupart des propriétaires de piscine acceptent sans rechigner.

Cependant, il est important de ne pas mettre toutes les pompes à chaleur de piscine dans le même sac. Il existe des différences notables en termes de rendement et de qualité des matériaux utilisés. En outre, il convient de faire la distinction entre les pompes à chaleur on-off et les pompes à chaleur full inverter, plus récentes. En quelques années, le marché est passé de modèles ne pouvant fonctionner qu’à pleine puissance à des appareils dotés de plusieurs modes, en passant par des pompes à chaleur capables d’ajuster en permanence leur puissance aux besoins du moment. En règle générale, ces pompes à chaleur dites « full inverter » sont tellement plus efficaces qu’un modèle on-off ou même que des inverters plus anciens, que dans de nombreux cas, il est intéressant de remplacer une pompe à chaleur âgée de quelques années à peine par une pompe à chaleur full inverter. En outre, les full inverters ont tendance à fonctionner de manière plus silencieuse.

Mais il y a un autre élément important : l’impact de la température extérieure. Plus il fait froid dehors, moins la pompe à chaleur peut extraire de chaleur de l’air extérieur. Il faut donc bien comprendre que le rendement élevé promis par le fabricant de la pompe à chaleur n’est réalisable qu’à la température extérieure spécifiée. S’il fait plus froid, l’efficacité de la pompe à chaleur diminuera également. À des températures inférieures à 10-15 °C, la plupart des pompes à chaleur ne sont plus rentables et sont souvent tout simplement incapables d’amener l’eau à température, bien qu’il existe sur le marché des pompes à chaleur spécialement conçues pour être utilisées à des températures plus basses et donc tout au long de l’année.

Par une chaude journée d’été, les capteurs solaires produisent suffisamment d’énergie pour porter la température de la piscine à environ 28 °C. (Photo : HRS Pool & Technical Equipment)

Une énergie solaire précieuse

Sans surprise, de nombreuses personnes se demandent si, finalement, elles ne peuvent trouver leur salut dans le soleil. C’est en effet pendant les journées ensoleillées que la plupart des propriétaires de piscine ressentent le besoin de faire trempette. De plus, l’énergie solaire n’est-elle pas en grande partie gratuite ?

Si les solutions accessibles telles que les nattes et les lamelles solaires peuvent contribuer à un chauffage efficace ou neutre sur le plan énergétique, elles ne permettront pas de mettre à température une piscine entière. Les capteurs solaires, combinés à un échangeur de chaleur ou à un chauffe-eau solaire, constituent une solution plus appropriée à cet égard. Selon l’association belge des producteurs et fournisseurs de systèmes basés sur l’énergie solaire Belsolar, les capteurs solaires peuvent produire suffisamment d’énergie par une chaude journée d’été pour amener la piscine à une température agréable d’environ 28 °C. De mai à septembre, ils sont capables de prélever plus de la moitié de l’énergie nécessaire. De plus, en reliant les capteurs solaires à un chauffe-eau sanitaire, toute chaleur résiduelle, par exemple lorsque la piscine n’est pas chauffée, peut également être utilisée pour chauffer l’eau chaude sanitaire. 

La pompe à chaleur full inverter est la norme actuelle pour le chauffage des piscines. (Photo : SCP Benelux)

Du produit au système

L’évolution la plus importante dans le domaine du chauffage des piscines ne se situe toutefois pas au niveau du produit. Au contraire, la transition énergétique et la crise énergétique nous obligent à regarder au-delà du produit. De nombreux constructeurs de piscines signalent déjà à leurs clients, par exemple, qu’il est impossible de chauffer efficacement une piscine sans couverture isolante, et la combinaison d’une pompe à chaleur et de panneaux photovoltaïques est désormais bien établie. 

Vous pouvez aller plus loin en combinant une pompe à chaleur avec des panneaux photovoltaïques et des capteurs solaires, qu’ils soient ou non intégrés dans un seul panneau solaire hybride, ou par un couplage encore plus sophistiqué avec un chauffe-eau solaire pour l’eau chaude sanitaire ou d’autres parties de l’installation domestique. En fin de compte, c’est en intégrant diverses techniques et applications, y compris les systèmes énergétiques de l’habitation elle-même, que l’on peut rechercher l’équilibre énergétique optimal, même si – compte tenu des configurations de plus en plus complexes – l’intervention d’un spécialiste en énergie deviendra de plus en plus importante. 

Les panneaux solaires hybrides fournissent à la fois de l’eau chaude et de l’énergie électrique pour la pompe à chaleur. (Photo : HRS Pool & Technical Equipment)

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